Ma nouvelle vie et son chat [Je n’aime pas les chats]

Je n’aime pas les chats. Ils me font peur. Surtout quand il fait noir. J’ai peur de rencontrer un chat noir par superstition. J’ai peur de voir la réverbération des yeux dans le noir. Et maintenant qu’un chat habite chez moi, j’ai découvert un tas de trucs sur les chats.

Je n’aime pas les chats et j’en ai un

Voilà, c’est arrivé. Le drame. Un chat a emménagé chez moi.
Ma grand-mère n’aime pas les chats. Elle m’a toujours appris qu’il fallait lever la main droite vers un chat noir et dire « Cinq dans son œil » sous peine d’être maudit. Bien sûr c’était sous le ton de la plaisanterie lorsque j’étais enfant. Mais j’ai continué à le faire. On ne sait jamais.
Ma mère n’aime pas les chats. Petite, j’aimais les chats. Je jouais avec les chats de ma nourrice et ma mère bondissait dès qu’elle en voyait un. Ils faisaient exprès. Venir se frotter, bondir, miauler devant elle. Parce qu’elle n’aimait pas les chats. Et j’ai compris que les chats sont perfides.
Mon chien n’aimait pas les chats. Mon chien s’est cassé deux fois les ligaments croisés à courir après des chats. Et eux se mettaient en hauteur, pour narguer. Parce qu’un chat : c’est vicieux.
Et maintenant, j’ai un chat.

Mon perroquet mord le chat

Je pensais qu’en ayant un chat, cela aurait été l’enfer avec mon perroquet. J’imaginais déjà gérer Titi et Gros Minet, les vases cassées, les rideaux arrachés, et surtout mon perroquet, mon bébé, abîmé. C’était mon angoisse. En réalité, Mojito, le perroquet, va vers le chat. Il vole souvent jusqu’à lui. Et il tente de le mordre la plupart du temps, quand il ne monte pas sur son dos. Et le chat fait l’apeuré ou se met sur le dos en position de soumission. Parce qu’en plus, le chat est une flipette.

Bref, j’ai un chat

Il faut que j’avoue. Tout. L’odeur de la litière me ferait vomir, l’odeur de la pâté me ferait vomir et le pire c’est que quand lui vomit, je vomis aussi. Comme quoi, on a un point commun. Je dors moins, mes meubles sont de plus en plus abîmés par ses griffes, il y a des poils partout (et ce ne sont pas les miens !) Mais, parce qu’il y a tout de même un mais : j’aime bien quand il dort. Derrière mon genou.

Si tu lis entre les lignes tu l’auras compris. Et je ne le dirai pas. Jamais. Je n’avouerai jamais. (Ni que je lui achète des friandises, que je lui ramène des cartons pour ses griffes, ou encore que l’on se lave à trois, le perroquet, le chat et moi.)

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Men in Black International ou le pro women in black 

Les Men in Black reviennent : Internationnals, plus féminins, sexy et drôles ! Si tu as aimé les 3 premiers opus des MIB, alors tu peux courir voir ce 4ème sans même te poser la question ou regarder la bande annonce. J’ai adoré le 1er et le 3ème, et pourtant ce 4ème opus égale presque le 1er. Le 1er où Will Smith découvrait que K avait tué son père m’avait ému, ce 4ème m’a reboosté !

Nouvelle formule, plus de pep’s

Au revoir Tommy Lee Jones et Will Smith, on garde le même générique et le même concept. On découvre une jeune fille pleine de motivation et un beau gosse bien sûr de lui. J’ai adoré ce côté décomplexé du film : on avait un jeune premier un peu loubard et un homme d’âge mûr peu cocasse, on découvre une femme déterminée et un bel homme très sûr de lui. Un peu trop d’ailleurs. Les deux sont bavards, drôles et énergiques. Le modèle du MIB n’a pas changé : gadgets, transformation, extraterrestres et hommes et femmes en noirs. Et pourtant la technologie et ce nouveau duo donne un coup de fouet à ce 4ème opus.

De nouvelles technologies

Il y a une chose que l’on remarque de suite : la beauté des images. Tout est lisse et les effets spéciaux sont de toute beauté. J’ai vraiment été impressionnée par cela. On se croit vraiment dans le futur. Pour avoir vu les 3 premiers dans les quinze jours précédent la sortie, je peux dire que nous avons vraiment évolué. La qualité est là. Un collègue a été le voir en 4DX, c’est à dire avec des effets (eau, vent, siège qui bouge) et en a été un peu déçu. En effet, je ne conseillerais pas de payer plus pour voir le film, un simple format 2D vaut la peine. En tout cas, c’est mon conseil.

Une féminisation du nouveau Men In Black

Avec l’arrivée de cette nouvelle recrue, le nouvel opus aurait pu faire l’impasse de parler de féminisation. Après tout, dans le 3ème volet, c’est bien une femme qui dirige le siège et on ne fait pas état du fait que le nom des agents soit « les HOMMES en noirs » ou Men in Black. Ici, la nouvelle recrue en parle et le fait bien remarquer : elle est une woman en black ! Et ça, ça fait plaisir ! La responsable le fait d’ailleurs remarquer : c’est ancré dans les esprits que ce sont des hommes en noirs, peu importe qu’il y ait des femmes. Or cela devrait changer. Peut-être un changement dans le prochain opus ?

J’ai vraiment apprécié ce film. Ce n’est pas Le film de l’année ou celui où l’on a à réfléchir, bien sûr mais c’est un bon divertissement, le genre de film que l’on aime regarder un dimanche soir avec un paquet de pop corn.
Et toi qu’en penses-tu après avoir lu ce post ? Et si tu l’as vu qu’en as tu pensé ? Tu as peut-être déjà vu les 3 premiers ?

Parasite : un film coréen déconcertant

Un film en coréen version originale sous titrée français, ça peut faire peur ! J’étais allée voir Greta il y a quelques temps en VOST également, et cela ne m’avait pas dérangé de lire et regarder le film en même temps. Alors pourquoi pas en coréen ? Bon d’accord, en anglais, on perçoit quelques bribes grâce à quelques notions de la langue. Le coréen, c’est autre chose. Heureusement qu’il y a le sous-titrage ! Voila ce que j’en ai retenu.

Une bande annonce/ un pitch qui ne dévoilent rien

Quand tu lis qu’un film est sélectionné pour la palme d’or à Cannes, tu peux avoir envie d’aller le voir. Après avoir vu Sibyl, j’étais un peu déconcertée. Cependant, la bande annonce me donnait envie et le pitch également. Et pourtant, contrairement à Greta où le sujet du film était dévoilé (cassant notre surprise au fait qu’Isabelle Hupert soit dingue), celle-ci ne dévoile pas du tout ce qui va se passer dans le film. Nous avons été de rebondissement en rebondissement. Tout le film, on passe son temps à bloquer, ouvrir la bouche en grand et écarquiller les yeux. Les rebondissements s’enchaînent et notre surprise grandit. C’est un film à aller voir, assurément.

Une autre culture

Ce qui m’a le plus intéressée après le scénario, c’est de voir un film sur une autre culture. J’ai adoré voir ce film coréen, découvrir une autre culture. Par exemple, beaucoup de personnes vivent dans les sous sol ou les entresols, il y a beaucoup de chômage et tout le monde cherche des petits boulots. En matière de cuisine, il y a diverses spécialités, comme l’on peut s’en douter. C’est finalement un monde peu éloigné du nôtre avec ses modes de vie, ses problèmes de réseaux et de mauvaises odeurs dans le métro. Et justement ces deux points sont très importants dans le film.

Un film coréen bluffant

Dans le Daim, nous avions la matière du daim en fil rouge. Ici, nous pourrions parler d’une pierre. C’est le commencement de l’histoire. Elle sera importante pour tout le reste du film. La pierre ne symbolise-t-elle pas les racines ? L’ancrage dans un sol, dans une maison, dans un milieu social ? Est-ce que finalement, peu importe ce que l’on achète et ce que l’on donne à voir (superficialité), on reste la personne qui vient de tel ou tel milieu social, telle famille. Notre odeur ne changera pas. Le détail du réseau également intervient : les pauvres n’en ont pas dans leur entresol et pourtant, les riches en ont dans leur caves et dans les tunnels encore un étage plus bas.
Dans le film, il y a également un point fort sur les réseaux : le réseau humain. On communique et on se sert du réseau des autres, on se sent plus en sécurité en embauchant quelqu’un grâce à son réseau. Mais ne faut-il pas avoir une confiance absolue avant d’embaucher sous les conseils d’une personne ?

Ce film a d’extraordinaires leçons de vie à partager. J’ai noté quelques théories, ou idées particulièrement intéressantes. Ce film est à voir, pour la beauté des images et sa profondeur.

Donc, débranche tout et va le voir.
Et dis-moi dès que c’est fait, ce que tu en as pensé.

Chamboultout

Avec Alexandra Lamy et José Garcia

Aujourd’hui, je reviens sur un film vu au cinéma : Chamboultout. Avec Alexandra Lamy et José Garcia, ce film m’avait vraiment donné envie. La bande annonce m’avait totalement conquise : une femme s’occupe de son mari devenu aveugle, celui-ci a une nouvelle passion dû à sa cécité : la nourriture et il ne pense qu’à ça ! Et bien tu peux t’arrêter là, c’est ce qu’il y a de plus drôle dans le film. Encore une fois, c’est dommage de voir une bande annonce qui montre tout ce qui a de bien dans le film. Plus de surprise !

Un duo qui ne marche pas

Le film semble parler d’amour entre une femme et son mari touché au cerveau par un accident. Je dis bien semble parce que ce que l’on retient c’est que la femme refait sa vie avec un autre homme et que José Garcia, le mari, ne voit rien (et sans jeu de mot puisqu’il est aveugle dans le film). Finalement, le film est plutôt orienté vers cette femme et ouvre le débat sur le fait d’aimer l’homme avec qui l’on s’est marié mais de continuer sa vie de femme avec un autre suite à sa maladie. Finalement, José Garcia est mis de côté, il est (même si je n’aime pas écrire cela) le boulet de la famille : sans mémoire, sans virilité et sans la vue, il est celui que l’on doit surveiller sans cesse. Sa femme semble agacée par son comportement même si je peux croire qu’elle l’aime encore. Cependant, je ne pense pas que l’on puisse parler de duo.

Le revers de la médaille

Alexandra Lamy joue un personnage auteur d’un roman à succès sur sa vie et sa façon de vivre l’accident de son mari. La deuxième intrigue du film est, je pense, la réaction des amis de l’auteure (la femme, Alexandra Lamy). Ils se retrouvent tous dans une maison de vacances et chacun lit le livre et réagit différemment. Il y a celui qui ne lit jamais et se force, celui qui ne pense qu’à retrouver son personnage dans le livre, celle qui se sent attaquée… Tout le monde y va de son point de vue personnel sur le livre et finalement à la fin du film, la tension explose et chacun s’explique. Une tension, un climax. Cependant, le film n’aura pas réussi à me séduire plus que cela.

José Garcia, un acteur révélé

La phrase à retenir est dans la bande annonce : « C’est quoi ? C’est quoi ? J’ai faim. Ça se mange ? J’en veux !! ». Dès qu’il entend un paquet de chips, ou de gâteaux, José Garcia réclame. Sans filtre, il dit ce qu’il pense comme cela vient. Forcément, cela est souvent drôle. Ce que je trouve saisissant c’est le regard de l’acteur. Dans le vide, celui-ci joue extrêmement bien le non voyant. Et encore mieux le personnage qui a eu le cerveau abimé. J’avais déjà été choquée par la métamorphose de José Garcia dans le film « Nous finirons ensemble« , en mode beau gosse. Ici, son look est moins affiné, moins ravageur, mais la puissance de l’acteur se ressent tout autant. Un beau retour pour le copain de De Caunes !

En résumé, ce film est assez lent. On comprend l’intrigue de la femme qui ne sait pas comment avoir une vie amoureuse en dehors de son couple défaillant. C’est un débat : doit-elle rester fidèle et endeuillée (dans le sens où elle ne retrouve plus la personnalité et la virilité de son mari) ou vivre sa vie ? Il y a le regard des autres et sa petite renommée grâce à son livre. Et puis les sentiments. A voir un jour de pluie où l’on s’ennuie !

Le daim de Quentin Dupieux

Avec Jean Dujardin et Adèle Haenel

Et encore une avant-première avec équipe, une ! Ce Mardi 4 juin 2019, j’ai été, non sans angoisse, à l’avant-première de Le Daim. Pourquoi avec angoisse ? Et bien, après « Convoi Exceptionnel » d’où j’étais partie, je me demandais si j’allais une nouvelle fois prendre la poudre d’escampette ! Et bien non, j’ai vraiment adoré cette soirée, c’est ma deuxième avant-première préféré (La première étant Nous finirons ensemble bien sûr !) Je t’explique pourquoi j’ai aimé le film, la rencontre et le débat avec Quentin Dupieux et Jean Dujardin.

Mais Kesako ?

D’abord, je pense que je n’y serais jamais allée si Jean Dujardin n’avait pas été là. Je vais même te faire un aveu : ce n’est pas un de mes acteurs préférés. Je ne l’ai pas trop aimé dans Les infidèles par exemple, il a un côté « Le mec qui se croit beau ». Du coup, je n’avais pas envie d’aller à cette avant-première, et le résumé ou encore la bande annonce, ne me donnaient pas envie non plus. Et finalement, j’ai découvert un acteur. C’est entre la folie, la naïveté, la violence… Un homme plaque tout pour acheter une veste en daim. Il se retrouve en pleine cambrousse et s’invente une vie autour du daim. Sa passion : son blouson. Il part totalement en vrille pour un blouson et c’est hilarant.

Un vrai cheminement

Dans Convoi exceptionnel, je n’ai pas compris le pourquoi, le comment, le cheminement, l’intrigue… Là, c’est une personne qui se laisse envahir par la folie et personnifie un blouson en daim. Et il y a un vrai cheminement, les gens autour sont plus ou moins sain d’esprit. Finalement, ce pourrait être nous, c’est plausible. Le début laisse un peu coi. L’histoire se suit et la fin est intéressante, presque belle si l’on regarde d’un point de vue esthétique. Le film fait réfléchir sur notre rapport au monde, aux objets, et il y a un voile levé sur le mensonge. Finalement, parfois on ment, juste parce que l’on a rien à dire. Et parfois l’autre le sait, mais nous suit. Pourquoi ? Sommes-nous tous fous ?

Un acteur et un réalisateur

Ce film est à l’image de son avant-première : c’est la rencontre d’un réalisateur, Quentin Dupieux (film simple tourné sur la folie et l’absurde) et un acteur, Jean Dujardin, totalement habité par son personnage. Quentin Dupieux l’a confirmé, sans Dujardin, pas de film, pas d’avant-première aussi vu, le film existe grâce à Jean Dujardin comme acteur mais surtout comme Star. Cette avant-première a été aussi surprenante que le film : Jean Dujardin, simple, sobre, drôle et beau, on peut le dire ; Quentin Dutrieux, un peu fou, grand et avec un charisme de dingue. J’ai adoré les entendre parler de leur travail : le travail de l’acteur qui se laisse entrainé par Quentin Dutrieux et le réalisateur qui a écrit le scénario.

Sélectionné pour La Quinzaine des Réalisateurs, la « Quinzaine », qui est une sélection parallèle du festival de Cannes, le film vaut d’être vu. Aérien, décalé, cela change des beaux films bien nets et superficiels et autre cinéma américain. Un superbe rôle d’acteur pour Jean Dujardin, et la réplique magnifiquement donnée par Adèle Haenel !

Nicky Larson et le parfum de cupidon

Un film de et avec Philippe Lacheau. On y retrouve : Élodie Fontan, Tarek Boudali, Julien Arruti, Didier Bourdon, Chantal Ladesou et Pamela Anderson, entre autres. Je n’ai jamais vu un seul « Nicky Larson », j’ai lu qu’il s’agissait d’un dessin animé des années « Club Dorothée » et j’ai été voir ce film au cinéma, sans conviction aucune, pour Philippe Lacheau. Et je n’ai pas été déçue du voyage !

Un film coloré

Ce que j’ai adoré visuellement dans ce film, c’est la couleur. Comme dans un manga, tout a une couleur tranchante. Il n’y a pas de pastel dans le film : du roux, du bleu azur, du rouge, du jaune… Dans les vêtements, les accessoires, le décor. J’ai adoré ce « détail » optique. C’est quelque chose qui apporte beaucoup à l’ambiance du film : comme dans Le Parfum où tout est sombre avec uniquement, très lumineux, les cheveux roux si convoités. Ici, c’est un peu comme si on nous avait projetés dans un manga et que nous suivions les scènes. Il y a la gestuelle également : des scènes de bagarres, des gags, jusqu’à en être loufoque.

Rires encore !

Le film n’hésite pas à tordre un coup aux idées reçues et autres clichés sur la beauté. Je m’explique : l’associé de Nicky n’a pas peur du ridicule, ni Philippe Lacheau ! On peut également parler de Chantal Ladesou et surtout Pamela Anderson, elles n’ont pas hésité à se prêter au jeu et quelle partie de rigolade ! Sur un plateau télé, Philippe Lacheau expliquait justement qu’il avait été sidéré par Pamela Anderson, star américaine, qui avait accepté tous les gags et avait joué sans problème le rôle de la bimbo superstar. Pour Chantal Ladesou, elle a été victime de beaucoup de moquerie sur RTL avec ses amis Les Grosses têtes sur sa poitrine volumineuse… A en mourir de rires !

Toujours la même recette

On prend les mêmes bons acteurs, un réalisateur (et ses références disséminées) et on mélange avec beaucoup, beaucoup de gags ! Le film est à la limite d’un dessin animé « Looney Toons ». On pourrait remplacer chaque personnage par un Bugs Bunny, un Porky… C’est quelque chose d’un peu plus spécifique à ce film, lorsque l’on a regardé Babysitting 1 et 2 ou encore Alibi.com mais l’on retrouve les mêmes acteurs. Il y a un peu d’émotion mais pas trop. On savoure comme toujours les blagues et les petites références (aux jeux vidéo, au Japon, aux films de combats…). On rit à ne plus savoir respirer !

Je recommande à tout le monde d’aller le voir. S’il y avait un palmarès des films comiques, il serait premier ou deuxième de mon top. J’ai vu Didier Bourdon en imperméable gris comme un Porky en imper dans un Looney Toon, et je dois dire que j’adore les Looney Toon. Dès qu’il sort en DVD, on l’achète !

Sibyl

C’est un film sélectionné pour le festival de Cannes. Voilà. C’est mon seul commentaire sur ce film vu au cinéma le dimanche 26 mai. Bon, d’accord, je vais essayer d’en dire plus, mais ce serait un très bon résumé, si tu vois ce que je veux dire…

Un film à tout prix

Je m’explique. Comme tout film qui souhaite obtenir une palme ou un oscar, il y a de bons acteurs, du drame, du mystère, de belles images. Voilà. Je n’ai pas tout compris, j’ai aimé certaines scènes indépendamment des autres, pas en tant que film. Le bleu cobalt des murs et des boiseries, aspect velours, dans la partie appartement donne beaucoup de profondeur aux images. Les paysages lors du tournage sont magnifiques. Je ne parle pas des acteurs. Cependant, l’histoire n’est pas très entraînante. Il y a trois femmes attirées par un même homme, une femme qui revient sur son passé amoureux et alcoolique, et une version Black Swan entre la psy et son patient. On s’est endormie à côté de moi et je le comprends.

Un beau jeu d’acteur

Gaspard Ulliel, Virginie Efira et Adèle Exarchopoulos (et je rajouterai Laure Calamy) sont géniaux dans ce film, ce sont de vrais scènes d’acteur. A un moment il y a même un film dans le film, on voit un tournage, comment diriger des acteurs. Et sur ce point c’est intéressant. Le rôle de Gaspard, ténébreux et manipulateur. Celui d’Adèle, bouleversée ou en colère. Ou encore celui de Virginie Efira, effondrée, manipulatrice et alcoolique. Séparément, ce sont de beaux rôles et on voit vraiment le jeu d’acteur, le travail, le don de soi dont ils font parfois part. Mais on ne sait plus quoi : qui manipule qui, qui veut quoi, pourquoi Virginie Efira imite Adèle. Pourquoi Adèle l’aide en retour. On a l’impression qu’il faudrait plusieurs films pour comprendre ce film et aller plus loin dans l’histoire des personnages. Le drame ne m’a pas plu.

Deux bonnes idées

L’idée de la psy qui abandonne ses patients sauf quelques-uns, et le fils de la psy qui se pose des questions. Finalement, dans la bande annonce, ce sont les répliques du petit garçon et les deux acteurs principaux qui m’ont poussé à aller voir le film au cinéma. Les scènes du petit garçon tantôt en réflexion sur son père absent tantôt poussé par sa tante à manipuler sa mère sont très attrayantes. Laure Calamy, la tante, a d’ailleurs un rôle qui la fait découvrir autrement que dans la série « Dix pour cent » où elle est très énervante. Les scènes où la psy tente d’aider un petit garçon sont géniales mais laissent également un goût de trop peu. Finalement, l’idée principale du film est une psy qui écrit sur la vie d’une patiente. Mais là encore il n’y a pas de suite.

En résumé, les premières minutes du film sont assez représentatives de celui-ci : Virginie Efira écoute un ami (?) lui dire que c’est une fausse bonne idée d’abandonner son métier de psy pour écrire un nouveau livre. Pendant tout le monologue de l’homme, les plats passent au restaurant japonais, et Virginie Efira le regarde d’un œil vide. Un peu comme une enfant qui aurait mal fait sans le vouloir, un peu comme un poisson rouge dans un bocal. C’est un film pour lequel je n’aurais pas payé pour aller au cinéma, mais qui peut se laisser regarder un dimanche soir. Pour s’endormir.